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7 juillet 2020

BULLETIN UNION 93 – JUILLET 2020

 

Chers collègues chers amis

La situation des praticiens spécialistes exerçant (ou non) en établissement devient très complexe!
– Face aux efforts considérables que nous avons collectivement réalisé pendant la période aigue de l’épidémie,
– Face au « Ségur » très hôspitalo-centré et aux restructurations prévisibles des établissements.
– Face aux garanties financières qu’ont obtenu les cliniques, les professionnels voient leurs revenus qui se sont effondrés pendant trois mois se redresser trop lentement et à un niveau nettement inférieur à celui de l’an dernier.

Les changements de nos exercices désormais liés aux précautions sanitaires indispensables qui prolongent les durées de consultation et retardent les temps opératoires se font, et vont continuer à se faire, sans compensation durable alors même que personne ne peut garantir la pérennité de l’accalmie épidémique

Les moyens temporaires mis en place pour limiter les dégâts ne pourront remplacer à la fois
– les pertes financières directes
– les relations tendues avec nos directeurs d’établissement comme dans une clinique du 93 qui a vu les médecins se résoudre à payer eux même (sur le compte mandataire) une hausse de salaire demandées par les infirmières.
– mais aussi les difficultés accrues rendant plus difficiles les remplacements comme les successions

La médecine spécialisée de ville est à l’évidence menacée et ce n’est pas la course aux dépassements qui va solutionner le problème dans un contexte de crise économique qui menace, bloque ou réduit les salaires et augmente le chômage !

La seule issue ne peut venir que des professionnels

C’est folie que de croire que chacun pourra s’en tirer individuellement ou même qu’une spécialité pourra s’en sortir aux dépends des autres

La seule issue ne peut venir que de l’union des professionnels

Les bases de cette union sont :
– le respect de la médecine spécialisée par les tutelles quelles qu’elles soient…
– la coordination sans hégémonie des activités avec nos confrères généralistes
– la prise en compte de la pertinence des actes notamment pour les spécialités purement cliniques

 

Les difficultés qui menacent nos spécificités nous obligent à réfléchir ensemble à ces questions.

 

L’Assemblée Générale d’UNION 93 qui aura lieu à la rentrée à Villemomble sera l’occasion de préciser ces éléments

 

 

 

Aidez nous, Aidez vous !

ADHÉREZ A UNION 93

                                                                                                                Le Président,

                                                                                             Dr T. GOMBEAUD

 

 

Publié dans Non classé
22 juin 2020

BULLETIN UNION 93 – FIN JUIN 2020

 

Chers confrères, chers amis,

 

Le covid ouvre des nouvelles perspectives pour les professionnels et pas toutes sympathiques…
Les niveaux d’activité baissent, non pas du fait de la demande (qui reprend) mais des conditions imposées de la reprise (surtout pour les spécialistes en établissement de santé).

La situation dans le 93 est particulièrement significative (cf le constat du CTS*) dans la mesure ou les premières orientations du « Ségur » semblent totalement décalées avec nos préoccupations

  • Penser que les télé consultations vont être une solution aux inégalités de santé est absurde du fait de la situation dans le 93 (l’illectronisme, les zones blanches, les problèmes linguistiques), est l’obstacle insurmontable à ce que, en l’état actuel, ces systèmes (qui peuvent avoir un intérêt pour une partie de la patientèle et en EHPAD) permettent une amélioration de l’accés aux soins
  • Les établissements privés sont en situation très difficile, leur chiffre d’affaire au bloc s’effondre après avoir quasiment disparu pendant deux mois ! Les établissements autonomes vont être une proie pour les groupes financiers qui n’aiment pas plus que cela les professionnels. Les personnels notamment en réa, qui ont tout donné pendant le Covid se sentent abandonnés !
  • Certes les relations ville hôpital sont cruciales, mais on voit mal sauf à la mise en place d’un plan Marshall spécifique un changement fondamental de fonctionnement de ces relations. IL n’est pas sur que la création des CTPS change fondamentalement la donne .
  • Les chiffres de déficit de la Sécu (des dizaines de Milliards ?…) font craindre, avec les baisses de recettes prévisibles du fait de la crise économique qui se développe, que la médecine de ville soit la grande perdante des « négociations » en cours.

 

Un plan de secours avec une remontée de l’ONDAM de ville et des tarifs des consultations pour pallier aux conditions nouvelles et imposées de l’exercice serait la solution pour sauver la médecine de ville mais la probable pantalonade qui se profile au ministère de la santé rend cette hypothèse bien hypothétique. Ce qui se profile sera plutôt une hausse des charges administratives, des obligations drastiques pour la mise en place des CPTS, un soutien idéologique aux exercices salariés.

Mais 90 % des actes médicaux de ville sont réalisés par des libéraux !
Espèrent ils changer le système sans nous ?
Ils seront déçus !!

 

UNION 93 prépare son Assemblée Générale pour la rentrée
Si vous voulez participer à ces débats :
-contribuez à ce bulletin (cf infra)
-adhérez au syndicat majoritaire et unitaire du Département

 

Aidez nous, Aidez vous !

ADHÉREZ A UNION 93

                                                                                                                Le Président,

                                                                                             Dr T. GOMBEAUD

 

* CTS : Conseil Territoriale de Santé

** CPTS : Communauté Professionnelle Territoriale de Santé

 

Publié dans Actualités, Bulletins
22 juin 2020

CTS 93
CONTRIBUTION DE LA SEINE SAINT DENIS AU « SEGUR » DE LA SANTE

 

 

Alors que l’on aurait pu imaginer que le Département de seine Saint Denis, aurait pu se trouver un peu privilégié lors de l’épidémie de SARS COV 2 du fait de la jeunesse de sa population comme du riche tissu associatif qui le caractérise, c’est l’inverse qui s’est produit : taux de contamination élevé, taux de mortalité important particulièrement chez les soignants et dans les EHPAD, conséquences ultérieures prévisibles sur la scolarité des « décrocheurs» et donc sur l’emploi des jeunes, particulièrement inquiétantes, etc..

 

L’épidémie a confirmé l’existence aux portes de la capitale d’un désert médical sanitaire et social dont les conséquences ont été et vont rester particulièrement graves pour la population.

 

L’heure n’est, paraît-il, pas encore à l’analyse de ces problèmes mais à la proposition de solutions…

Au-delà du caractère dérisoire de cette conception de la Santé Publique et de la démocratie en santé, le bureau du CTS 93 propose quelques remarques qui permettront peut-être de faciliter la mise en place d’améliorations.

De notre côté, nous allons poursuivre, bien au-delà des délais qui nous sont imposés, et avec l’ensemble des participants au CTS, la réflexion sur ce qui s’est passé, ses causes, ses conséquences ainsi que la formulation de propositions concrètes pour lesquelles nous respecterons les principes de la démocratie en santé

D’ores et déjà, nous présentons en annexe à la CRSA sept domaines correspondant au schéma de réflexion imposé par le programme du SEGUR de la Santé

Chacune de ces annexes mérite un développement que le modèle de présentation imposé ne nous permet pas de soumettre ce jour.

Nous présentons dans le « résumé » une première approche de ces questions

 

Annexes

1/ Premières réflexions sur la Démocratie en en santé
2/ La situation dans les hôpitaux psychiatriques (Ville-Evrard)
3/Avis médicosocial
4/ Le partenariat public/privé
5/ Modes de financements nouveaux.
6/ Le numérique au chevet des inégalités de santé ?
7/ L’attractivité du territoire de Seine St Denis

 

 

En résumé :

1 / Les organisations d’usagers comme les représentants des différents collèges du CTS n’ont pas eu le temps d’approfondir des propositions cohérentes en lien avec les perspectives ouvertes par le COVID

 

2/ Elles font cependant un certain nombre de remarques qui sont détaillées dans les différentes annexes du dossier

 

  • Le fonctionnement de la démocratie en santé est malmené par la précipitation qui est exigée à l’ensemble des organisations représentées dans les CTS.
  • Les collectivités territoriales veulent partir de l’expérience du COVID et en travaillant avec les CLS et les CLSM (qui doivent être soutenus). Elles veulent développer l’information et la prévention en créant une école populaire de la santé pour une information adaptée afin de produire des politiques publiques efficaces et envisagent la création d’une plateforme et d’une « ligne verte ».
  • La situation dans les hôpitaux psychiatriques n’a pu être stabilisée que du fait de l’implication des personnels de ces hôpitaux. Le nombre déjà très important, et qui ne cesse d’augmenter, de patients souffrants de troubles psychiatriques liés au confinement et aux deuils, va nécessiter impérativement le développement d’une stratégie de long terme programmée et intégrant des financements pérennes.
  • La crise sanitaire n’a été qu’un amplificateur des constats posés de longue date et renouvelés récemment à l’occasion du rapport Liebault concernant les personnes âgées à domicile comme en EHPAD, qui ont payé un très lourd tribut à l’épidémie du Covid 19. Les failles des organisations sociales et médico-sociales dans le 93 posent des problèmes sanitaires et éthiques majeurs.
  • Le partenariat public privé doit se développer simultanément à la fois vis-à-vis des établissements privés et des professionnels de ville quel que soit leur mode d’exercice. Cela implique des investissements en numérique conséquents et coordonnés dès aujourd’hui.
  • Les financements envisagés ou déjà proposés en dehors des économies espérées par l’amélioration des relations ville hôpital, doivent être considérés en intégrant les l’ensemble des coûts et des bénéfices attendus. Un modèle unique de financement doit être écarté notamment pour les hôpitaux
  • Le numérique ne pourra, à lui seul, dans notre Département, être une solution crédible aux inégalités de santé qui constituent un élément majeur qu’a mis en évidence la pandémie. Il s’agit bien de faire de la lutte contre la fracture numérique un chantier prioritaire en matière d’équipements des territoires et des foyers précaires, avec des aides humaines favorisant l’accès au numérique et à son usage pour tous. Le médico-social doit être intégré dans les travaux de l’Espace Numérique en Santé. Pour soutenir cette politique il faut également lutter contre l’obsolescence du réseau dans le 93

 

 

Le bureau du CTS 93

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXES

1 – Avis des représentants des usagers sur le fonctionnement de la démocratie en santé depuis le début de l’épidémie Covid 19

Lors de la 1ère réunion du CTS 93 depuis 3 mois, le 3 juin 2020, les membres désignés par les associations agréées du système de santé ont exprimé de vifs regrets face à la suppression de toutes les instances institutionnelles de la démocratie en santé dont ils sont membres de droit, tout particulièrement les C.D.U, pourtant indispensables, pendant ces semaines de grande tension, au traitement des plaintes et réclamations et à l’analyse des situations propres à chaque établissement sanitaire.

Si les représentants des usagers du CTS 93 ont pleinement conscience que les équipes hospitalières et les administrations ont eu à maitriser et manager bien des situations en urgence, ils regrettent la disparition d’une volonté de préserver l’effectivité de la Démocratie en santé, tant en ce qui concerne l’organisation des services dédiés à l’épidémie COVID19 que du maintien des autres services indispensables, tant sur la prise en charge des usagers à l’hôpital qu’en structure médico-sociale, comme en ville.

Un tel comportement est des plus dommageable alors qu’ils sont, de plus en plus, appelés à accompagner des patients ou leurs familles dans leurs difficultés exacerbées.

Alors que des discutions vont s’ouvrir en ce qui concerne l’hôpital de demain il apparait nécessaire de se rappeler que lors des travaux préparatoires à la loi de 2002 il était mis en exergue « qu’il ne peut y avoir d’exercice effectif des droits individuels des personnes malades sans le contrepoids d’une représentation collective des usagers »

La réponse au Covid 19 doit maintenant mobiliser la démocratie sanitaire pour s’ouvrir à la société civile et aux expressions citoyennes ainsi qu’aux associations d’usagers et aux représentants des usagers du système de santé de façon à coconstruire des réponses mieux adaptées, dans l’hypothèse de la réactivation du virus à l’automne prochain, ou de tout autre évènement similaire impliquant la santé de toute la population.

 

2 – L’établissement public de Ville-Evrard face au covid.19 : retour sur le dispositif confinement, l’activité́ psy-Covid, les perspectives et premiers enseignements

L’établissement public de Ville-Evrard spécialisé́ en santé mentale, est l’établissement de référence du département de la Seine-Saint-Denis dont il dessert les deux tiers du territoire à travers une organisation sectorisée et un maillage de structures de consultation et d’hospitalisation. Il accueille chaque année près de 30 000 enfants, adolescents ou adultes et en hospitalise 3 700. L’établissement qui comprend également deux instituts de formation et une maison d’accueil spécialisé a été particulièrement touché par la pandémie en raison de la circulation du virus sur le département mais aussi de la fermeture de l’ambulatoire au cœur de son dispositif de prise en charge. Il s’est réorganisé pour faire face et assurer la continuité des soins

L’activité clinique pendant le confinement

Pendant les 8 semaines de confinement l’activité s’est recentrée sur des prises en charge en hospitalisation temps plein et en consultations, assurées pour l’essentiel à distance.

En hospitalisation temps plein. Le dispositif déployé, visant à limiter les contaminations entre patients, a combiné dans un premier temps des admissions en unités d’entrants et unité psy-covid (spécialement installées) et des coordinations territoriales visant à réguler les flux entre les zones.

Ce dispositif a été levé à disponibilité des tests pour un retour à une prise en charge sectorielle qui, reste complexe à mettre en œuvre de par la nécessité d’isoler les entrants et le poids des chambres doubles et triples. Sur la période du 17 mars au 11 mai, l’activité en hospitalisation temps plein a été 30% inférieure à celle de l’année précédente avec davantage d’admissions de patients relevant de la zone nord, où le virus circulait plus activement. Depuis le déconfinement, l’établissement qui subit à nouveau des tensions capacitaires plaide pour l’ouverture d’un hôtel social (qu’il a obtenu mais pas en nombre de places suffisantes) et une régulation régionale des hospitalisations en psychiatrie.

Les urgences psychiatriques en hôpital général. Les urgences psychiatriques dans les hôpitaux ont été assurées selon des modalités différentes avec un même objectif de zéro brancard psy. A l’hôpital de Saint-Denis, l’équipe de Ville-Evrard a été renforcée ; à Bondy les urgences psy de l’hôpital Jean Verdier ont été délestées sur le site de Ville-Evrard où des locaux regroupant les consultations du centre d’accueil et de crise et des urgences ont été aménagés.

Les patients psy-covid. 76 patients psy-covid ont été pris en charge dont 55 dans une unité dédiée, qui devrait fermer le 15 juin. Au pic de l’épidémie des transferts ont été organisés vers des unités psy-covid de la région, d’autres l’ont été vers des hôpitaux généraux pour des prises en charge somatiques plus intensives. Un patient est décédé.

Le suivi des patients en ambulatoire. Pour garder le lien avec ses patients, pendant le confinement et depuis, chaque équipe de secteur s’est organisée en fonction de ses ressources et équipements. Les accueils physiques de patients ont été limités aux centres médico-psychologiques et autres structures dont les locaux le permettaient, l’essentiel des prises en charge se faisant par téléphone et visio. Plusieurs équipes, après avoir priorisé les patients les plus dans le besoin, se sont mobilisé́es sur des plans d’actions « zéro perdu de vue » et sur la préparation d’une vague covid psy avec le retour de patients connus des services mais aussi l’arrivée de nouveaux patients affectés par le confinement ou ses incidentes économiques et sociales.

La gestion des ressources humaines

  • limiter les risques

. Pour éviter le risque de contamination, des équipes A et B ont été instaurées, lorsque c’était possible, avec une combinaison de présentiel, de télétravail et de réserve. Les soignants et médecins des structures fermées mais également les étudiants et enseignants des instituts de formation sont venues renforcer les équipes des unités ouvertes et participer à un dispositif de soutien psychologique spécial Covid. Les autres professionnels d’activités suspendues ont été mis à disposition des services hôteliers (cuisine, blanchisserie, fabrication de surblouses).

Le décès d’un infirmier au début de la pandémie, a conduit l’établissement à mettre en place un dispositif de soutien des professionnels. Si le taux d’absentéisme moyen sur la période a été contenu à 11%, quelques foyers de contamination en unité de soins ont amené l’établissement à lancer un appel au renfort auprès d’hôpitaux de province (27 soignants).

Hôtellerie et équipements. L’établissement qui, en début de pandémie a connu des difficultés d’approvisionnement en équipement de protection individuelle : masques, visières, surblouses et solutés hydro-alcooliques mais aussi en matériel pour l’unité psy-covid (oxygène) a bénéficié de nombreux dons mais aussi de dépannage d’hôpitaux voisins. Des transports de personnels en taxi et minibus ont été mis en place. La politique de bionettoyage et d’entretien des locaux, tout comme celle de vêture a été adaptée aux risques épidémiques ; ainsi, l’établissement va dorénavant assurer à l’ensemble des soignants la fourniture et l’entretien de tenues professionnelles. Enfin la restauration des personnels, limitée à la fourniture de plats à emporter depuis le 17 mars pourrait reprendre sur une formule mixte self et à emporter.

Travail à distance. Peu développé avant la période Covid19, le travail à distance l’a été à marche forcée. L’établissement a été amené à équiper des postes fixes que les agents ont pu emporter chez eux mais aussi à déployer des outils de réunions à distance. Il a mis à disposition des médecins et psychologues, un outil de téléconsultations dans un cadre sécurisé. Enfin, il a décidé d’accélérer la mise en place d’un réseau social d’entreprise intégrant de nouveaux outils de travail collaboratif. Un pic de près de 12% de professionnels en télétravail a été constaté.

Le retour d’expériences, perspectives et recherches

Retours d’expériences Au-delà de bilans et échanges réguliers sur la situation covid en réunions d’encadrement et dans les instances organisées tout au long des 2 mois de confinement, la cellule de crise a souhaité́ mettre en place un retour d’expériences élargi à l’ensemble des professionnels. Programmé sur la période juin-août, il combinera un bilan partagé du dispositif, l’inventaire des initiatives et innovations mais aussi le recueil d’avis sur les enseignements à tirer pour l’avenir.

Etudes cliniques L’unité de recherche clinique de l’établissement a lancé́ plusieurs études internes dont deux portent sur les patients suivis pendant le confinement en hospitalisation et en ambulatoire et l’une sur le vécu des professionnels. L’établissement participe par ailleurs à l’étude nationale sur les unités psy-covid portée par le CHU de Nancy.

 

3 – Avis social et médico-social pour le 93

La crise sanitaire n’a été qu’un amplificateur des constats posés de longue date et renouvelés

récemment à l’occasion du rapport Liebault concernant les personnes âgées à domicile comme en établissement d’accueil, qui ont payé un très lourd tribut à l’épidémie du Covid 19 .

 

C’est pourquoi nous attendons du Ségur de la santé qu’il pose les bases effectives

  • d’une réduction des inégalités en santé et dans l’accès aux soins particulièrement significatifs dans le département de Seine St Denis en s’appuyant sur la simplification mise en place lors de l’épisode COVID 19 pour l’accès aux droits, l’ouverture de droits, le renouvellement des ordonnances, la télé consultation et le télé soin à domicile comme en EMS
  • d’un parcours en santé coordonné en proximité au service des patients entre l’hôpital, la ville et le médico-social, en poursuivant l’assouplissement des règles pour le financement des soins complémentaires indispensables aux personnes accueillies en ESMS, facilitant l’accès à l’HAD et valorisant le rôle indispensable du médecin coordonnateur dans ce parcours en santé.
  • d’une prise en compte effective des attentes et des besoins afin d’améliorer l’expérience patient et de leurs aidants en poursuivant les simplifications administratives permettant aux ESMS de proposer des accompagnements plus décloisonnés et des modalités de fonctionnement et d’organisation plus souples.
  • Pour faire de la lutte contre la fracture numérique un chantier prioritaire en matière d’équipements des territoires et des foyers précaires, avec des aides humaines favorisant l’accès au numérique et à son usage pour tous.
  • Pour intégrer le médico-social dans les travaux de l’Espace Numérique en Santé
  • Pour une restructuration des établissements sanitaires et médico sociaux sur la base de chambres individuelles et application de cette norme pour toutes nouvelles constructions.
  • Pour accélérer la destruction de l’habitat insalubre et l’adaptation des logements sociaux aux besoins des personnes à mobilité réduite.
  • Pour inciter et faciliter les visites à domicile des médecins de ville, des soignants et para médicaux auprès des personnes handicapées et âgées souffrant d’atteintes de leur autonomie.

 

 

4 – Le partenariat public privé

 La crise que nous venons de vivre a mis en évidence l’inadéquation de l’offre hospitalière dans notre Département.

De nombreux patients ont été pris en charge dans d’autres départements, le nombre de lits de réanimation étant en nombre insuffisant au regard de la population théorique (1,6 m d’habitants) et encore plus de la population réelle (probablement 2 m). Sans compter les nouveaux habitants à perspective des J.O. de 2024.

 

Ce constat de tension se renouvelle tous les ans en hiver.

Les mêmes conclusions sont évidentes quant à l’offre de cancérologie alors que tous les acteurs se désespèrent de la fuite de la patientèle de Seine-Saint-Denis vers Paris intra-muros.

D’autre part, le lien ville-Hôpital est incontournable.

Encore faut-il que l’offre libérale existe. Nombreuses sont les spécialités médicales introuvables. Peu de médecins généralistes partant à la retraite trouvent un successeur.

Enfin, les IDE et kiné. libéraux se désespèrent de leurs conditions d’exercice.

Nous avons eu à de nombreuses reprises la discussion sur la capacité de notre département à installer des jeunes professionnels de santé.

Les réponses des pouvoirs publics ont toujours été pécuniaires alors que tout le monde s’accorde sur le fait que cela est insuffisant en comparaison d’un exercice collectif et sécurisé.

La fin des zones franches au 31/12/2020 ne va faire qu’accélérer une désertification déjà dramatique.

 

Les spécificités du 93 sont ressorties de façon dramatique avec le COVID. Il serait temps de les prendre en compte.

Par exemple,

-En faisant confiance aux établissements de santé (quel que soit leur statut) qui ont su harmonieusement s’organiser pour faire face à cette crise inédite.

-En revalorisant les salaires sur un mode égalitaire entre les personnels du public comme du privé

 

5 – Nouveaux modes de financement

 a/L’amélioration des relations ville hôpital est un élément incontournable de l’amélioration des équilibres budgétaires des hôpitaux

Cela concerne les relations inter hospitalières public/privé (cf supra) comme les relations avec les médecins traitants et les spécialistes de ville.

Cela implique une réflexion sur les sorties d’hôpital comme sur les entrées avec comme objectif la diminution du nombre d’arrivées aux urgences (réactivation des anciens statuts d’attachés ou PH à temps partiels ?)

 

b/ L’arrivée de capitaux privés sous une forme directe ou sur la base de fondations mérite une étude financière attentive du fait du coût réel qu’elle est susceptible d’induire du fait des défiscalisations qu’elle sous-entend.

 

c/Les modèles uniques de financement, notamment pour les hôpitaux ont démontré leur obsolescence.

 

6 – Le numérique au chevet des inégalités de santé ?

Le Département de Seine Saint Denis est une représentation caricaturale des inégalités en santé (taux et gravité des cancers, diabète et surpoids, santé au travail etc…)

Il l’est également pour les inégalités scolaires.

L’introduction obligatoire pendant la crise de l’enseignement « à distance » a démontré son incapacité à réduire les inégalités scolaires!

Elle a même démontré sa capacité à les aggraver concernant les «décrocheurs».

 

Sur le plan sanitaire, si les consultations à distance ont pu aider nombre de professionnels (notamment en EHPAD) elles se sont adressées essentiellement à une population habituée à l’utilisation de l’outil informatique. L’illectronisme quelle que soit sa cause (langue maternelle, matériel inadapté…) reste un obstacle totalement infranchissable et pour longtemps. Il reste une réalité incontournable qui rend illusoire par ce biais, toute espérance de réduction des inégalités en santé.

Les inégalités de santé reposent sur des facteurs autrement plus vastes et complexes que la simple « possibilité » d’utilisation de l’outil informatique.

 

7 –  Attractivité en Seine St Denis

La Seine-Saint-Denis est un « département de contrastes qui allie atouts et difficultés extrêmes » comme le souligne un rapport d’information du Sénat de 2006 .

 

Cette situation n’a guère évolué. Le département connaît un dynamisme économique certain par la création d’emplois sur son territoire et l’implantation d’entreprises. Pourtant, ce dynamisme ne profite pas aux habitants de la Seine Saint Denis qualifiée de « département de navetteurs » dont les flux sont ainsi résumés  :

 

1. A titre d’illustration l’offre médicale psychiatrique départementale est inférieure à celle des autres départements de la petite couronne

Le département de Seine Saint Denis connaît une faible densité de psychiatres sur son territoire. La France compte en moyenne 22,9 psychiatres pour 100 000 habitants . Si l’Ile-de-France compte 36,4 psychiatres pour 100 000 habitants , la Seine-Saint-Denis compte seulement 21,1 psychiatres pour 100 000 habitants ce qui en fait le département au sein duquel l’offre médicale en psychiatrie est la plus faible des départements de la petite couronne .

 

Cette situation peut apparaître préoccupante alors que les projections démographiques font état d’une forte croissance et que le recours à l’offre de soin en psychiatrie s’accroît également.

 

Sur l’année 2019, Ville-Evrard disposait de plus de 13 ETP non pourvus.

 

2. La même problématique se pose pour d’autres professions

La densité d’infirmiers hospitaliers mesurée par la DREES en 2018 est de 494 pour 100 000 habitants en Seine Saint Denis contre 735 dans le Val-de-Marne, 658 dans les Hauts de Seine et 1344 à Paris.

 

La densité d’orthophonistes hospitaliers mesurée par la DREES en 2018 est de 3,9 pour 100 000 habitants en Seine Saint Denis contre 5,2 dans le Val-de-Marne, 4,8 dans les Hauts de Seine et 5,6 à Paris.

A Ville-Evrard, sur l’année 2019, le nombre de postes vacants était de 3 postes vacants.

 

La densité d’ergothérapeutes hospitaliers mesurée par la DREES en 2018 est de 10,1 pour 100 000 habitants en Seine Saint Denis contre 16,6 dans le Val-de-Marne, 9,6 dans les Hauts de Seine et 11,5 à Paris.

A Ville-Evrard, sur l’année 2019, le nombre de postes vacants était de 1 poste vacant.

 

La densité de psychomotriciens hospitaliers mesurée par la DREES en 2018 est de 8,5 pour 100 000 habitants en Seine Saint Denis contre 9,8 dans le Val-de-Marne, 5,7 dans les Hauts de Seine et 9,4 à Paris.

A Ville-Evrard, sur l’année 2019, le nombre de postes vacants était de 3 postes vacants.

 

3. Autres problématiques

3.1 Le taux de pauvreté et une croissance démographique ayant des conséquences sur le nombre de prise en charge

Le département de Seine-Saint-Denis apparaît comme dynamique mais connaît des difficultés sociales persistantes . Le phénomène des navetteurs est notamment mis en lumière par le fait que plus de 70% des emplois hautement qualifiés sont occupés par des non-résidents . Le département connaît le plus fort taux de pauvreté de France, deux fois supérieur à la moyenne nationale selon l’INSEE : 27,9% contre 14,1% en France.

 

La tension au niveau de l’offre de soin sur le territoire s’explique en partie par le fait que les études de santé publique démontrent que la pauvreté est l’une des causes à l’origine de l’aggravation de comorbidités et de renonciation aux soins.

 

Parallèlement, le dynamisme démographique « apparaît plus comme une contrainte qu’un véritable atout » , ce qui se mesure sur Ville-Evrard. Le département est le deuxième le plus peuplé de la région Ile-de-France et connaît un taux de croissance qui a doublé entre les années 2000 et les années 2010 pour s’établir à 1% soit 15000 habitants supplémentaires chaque année.

 

Les caractéristiques de cette population soulignées par l’Institut Montaigne ont des répercussions sur la santé mentale du territoire et donc les prises en charge au sein de l’établissement que le manque d’effectif complique.

 

3.2 Les transports et le logement constituent des freins à l’attractivité du territoire

Une enquête menée au premier semestre 2020 au sein de l’établissement auprès des professions en tension fait ressortir des difficultés de transport (65% des personnes interrogées)  et de logement (73,7%).

 

La problématique du logement peut paraître paradoxale, le département de Seine-Saint-Denis connaissant le plus fort taux de logements sociaux en France . Or, la répartition de ces logements sur le département est inégale, certaines communes connaissant un taux très élevé à l’instar de Stains et Dugny (65% de logements sociaux), alors que d’autres communes n’en comptent que très peu (5% au Raincy ou à Gournay-sur-Marne).

En outre, le taux de pauvreté sur le territoire ne permet pas au personnel hospitalier d’être prioritaires dans l’affectation de logements, nonobstant les critères de répartition des logements sociaux (PLUS etc.) .

 

3.3 Les différents statuts et grilles indiciaires de la fonction publique hospitalières sont des freins à l’attractivité des métiers hospitaliers

Les rémunérations en début de carrière accentuent les difficultés à se loger, particulièrement en Ile-de-France où le coût de la vie est plus cher qu’en France métropolitaine. Ce niveau de rémunération a des conséquences notamment dans l’accès au logement du parc locatif compte tenu des garanties demandées par les assurances pour loyers impayés (3 à 4 fois le montant du loyer) ou l’accès à la propriété. Ce niveau de rémunération a des conséquences d’autant plus fortes des lors que sont concernées des familles monoparentales.

 

 

Publié dans CTS
15 juin 2020

BULLETIN UNION 93 – JUIN 2020

Chers amis chers confrères
Tout change et rien ne change ( pour l’instant…)

 

 

Le Ségur qui devrait modifier durablement les liens ville-hôpital avance sans que les recommandations et les demandes spécifiques des professionnels de ville ne soient (pour l’instant) prises en compte !

 

Nous avons l’habitude de ces négociations marathon qui aboutissent à des compromis plus ou moins acceptables… Cependant le COVID est passé par là !

L’épidémie a changé la donne

  • A l’hôpital les médecins ont, pendant cette période, « pris le pouvoir » sur les administratifs C’est cela qui a sauvé les meubles et la population ne s’y est pas trompée en les applaudissant chaque soir !
    Mais rassurez-vous les administratifs se réveillent ces jours-ci…
  • En ville la pression est forte pour nous imposer des obligations dont nous ne voulons pas
  • Si nous sommes d’accord, par exemple, pour participer aux sorties d’hôpital cela ne sera possible que s’il existe une transmission des informations qui soit cohérente et qui facilite notre accord qui doit être un élément pris en compte.
  • Les exemples de ce type sont multiples et concordants.
  • Cependant, seuls des syndicats puissants pourront imposer nos avis sur le « SEGUR » en cours et afin de retrouver la place qui revient aux médecins.

 

UNION 93 qui va regrouper à la rentrée le syndicat Avenir Spé nouvellement constitué et qui est largement unitaire et majoritaire dans le Département, fera son assemblée générale à la rentrée

Si vous voulez participer à ces débats et imposer la sauvegarde de nos métiers, il faut que vous adhériez à UNION 93

 

Aidez nous, Aidez vous !

ADHÉREZ A UNION 93

                                                                                                                Le Président,

                                                                                                           Dr T. GOMBEAUD

 

Union 93 regroupe les adhérents de la CSMF, du SML et ceux qui désirent adhérer spécifiquement à un syndicat départemental sans cotiser à une centrale Nationale
Ses responsables sont totalement bénévoles et ne disposent d’aucun avantage
Adhérez maintenant si vous désirez donner votre avis et participer à notre Assemblée Générale de la rentrée.

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2 27 mai 2020

BULLETIN UNION 93 – FIN MAI 2020

SEGUR DE LA SANTE
AVEC OU SANS LES PROFESSIONNELS DE VILLE ???

 

 

Le drame absolu qui a été le fait de l’épidemie de SARS COV2 particulièrement dans le 93 a-t-il vraiment été analysé par les tutelles ???

 

Comment décrire en effet la gouvernance des tutelles dans cette histoire :

  •  Il n’y a pas de masques donc on n’en a pas besoin….
  •  Il n’y a plus de tests donc on peut s’en passer etc…

 

Au-delà même de ces erreurs passées qui ont conduit à des mensonges puis à des drames, la mise en place de ce « Ségur » se présente bien mal.

 

Refinancer l’hôpital c’est évidemment indispensable, le faire en conditionnant cette aide à des réformes structurelles leur imposant une rationalisation économique* c’est se mordre la queue et, à ma connaissance, cela fait mal..
Déclarer comme E Philippe que « les règles de gouvernance pendant la crise n’ont pas créé de difficultés et que les problèmes résultent de difficultés dans le mode de management » parait hors sol à la majorité des collègues qui se sont impliqués dans cette bataille en ville comme à l’hôpital.

 

Recréer un lien ville-hôpital en passant par la voie unique des CPTS, dont la structuration accélérée n’a littéralement aucun sens pour la majorité des professionnels de ville, qui voient bien que les libéraux n’ont que des chances réduites d’y avoir une influence déterminante**, nous parait être prioritaire mais va nécessite la participation de la totalité des professionnels. Par ailleurs, la disparition des attachés des hôpitaux a joué un rôle déterminant dans le fait que la seule porte entre la ville et l’hôpital reste celle des urgences !

 

Conclure enfin comme le fait Edouard PHILIPPE que « la crise exige de changer de rythme mais pas de changer de cap » *** nous laisse abasourdis !

 

Que reste-t-il comme objectif aux professionnels :
– Garder la confiance de nos patients et donc
– Limiter au maximum la surveillance électronique qu’on nous propose (avant de nous l’imposer) aux seuls cas qui représenteraient un danger majeur de santé publique
– Participer à ce débat en nous proposant des commentaires à nos bulletins
– Rejoindre UNION 93 pour être présent à l’Assemblée Générale prévue à la rentrée et peser localement sur l’application territoriale des mesures à venir

 

ADHÉREZ A UNION 93

 

 

                                                                                                               Le Président,

                                                                                                           Dr T. GOMBEAUD

 

* Accompagner les hôpitaux dans leur démarche de désendettement (E Philippe 25/5/20)

** UNION 93 invite cependant les confrères à y participer pour éviter d’être marginalisé à terme

*** Ouverture du Ségur de la santé

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1 6 mai 2020

BULLETIN UNION 93 – MAI 2020

Les « largesses » de printemps de la CPAM

 

La CNAM a donc décidé de prendre en compte les difficultés de la prise en charge du COVID
Bien…. Mais l’analyse de cette proposition relativise cette offre
De quoi s’agit-il : je cite :

« Les médecins en charge du premier recours ( médecine de ville ou établissement de santé ) sont positionnés au cœur de la stratégie nationale de déconfinement : ils constitueront le 1er niveau du contact tracing, en assurant la prise en charge des cas suspects de COVID-19 et , en particulier , les actes nécessaires : prescription d’un test RT-PCR et des masques chirurgicaux, encadrement de la mesure d’isolement dont l’arrêt de travail le cas échéant, ainsi que l’identification a minima des personnes contacts du foyer du cas suspect et la délivrance des conduites à tenir.

A ce titre, le médecin assurera également l’évaluation de la situation du foyer du cas suspect dans un objectif de limitation des transmissions du virus au sein du foyer et l’identification des personnes vulnérables vis-à-vis du COVID 19.

Cette démarche d’identification des personnes contacts du cercle du foyer, qui s’appuiera sur des outils créés par l’Assurance Maladie qui seront disponibles à partir du 11 mai prochain, sera valorisée à hauteur 55€ en permettant la cotation : G + MIS »

Il s’agit donc bien d’une consultation longue comprenant la prise en charge classique d’une pathologie nouvelle, à laquelle s’ajoutera « à minima » :
– une étude de l’entourage des patients cible, de ses conditions de vie et de la délivrance des conduites à tenir pour le patient et ses proches….
– le Compte rendu et la transmission de ces informations (par canal sécurisé).
Ce type de consultation sera longue, complexe, elle mêlera médical et médico-social et durera probablement 30 ou 45 min au bas mot… auquel il faudra ajouter le temps du nettoyage de la salle et les précautions habituelles…..

S’y ajoutera, bien sur, le fait qu’on ne saura qu’après la consultation si le test est +.

Consultation doublée en recette mais triplée en temps passé !

Ce type de « cadeau » confirme le décalage total entre des professionnels qui ont tout donné depuis trois mois et une tutelle qui globalement, essaye de rattraper les erreurs et incompétences dont nous avons particulièrement souffert!

Par exemple, limiter l’inscription dans le fichier covid (qui accordera le 100% d’office) à ceux dont la PCR serait positive élimine 30% à 40% des patients et ne va pas améliorer l’extension de l’épidémie post confinement. Cela doit impérativement être modifié.
Passer du masque et kits qui seraient inutiles pour en venir aux masques et kits pour tous, poser des conditions inacceptables à la prise en charge complète de ces patients, témoigne de la réalité des risques des changements à venir du système de santé.

Les médecins ne laisseront pas gâcher l’arrêt du confinement mais ne se laisseront pas abuser par ce qui nous est présenté comme un effort de la caisse.

D’autant plus que vient d’être voté au Sénat un texte permettant la transmission de données médicales sans le consentement de patients covid !
Si vous voulez peser sur ces changements inacceptables, sachez que rien ne sera possible sans vous.

 

 Aidez-vous…

ADHÉREZ A UNION 93

 

 

                                                                                                               Le Président,

                                                                                                           Dr T. GOMBEAUD

 

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